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Posts Tagged ‘Chanson’

Der Deserteur

Verehrter Präsident
Ich sende Euch ein Schreiben
Lest oder laßt es bleiben
Wenn Euch die Zeit sehr brennt.

Man schickt mir da, gebt acht
Die Militärpapiere
Daß ich in den Krieg marschiere
Und das vor Mittwoch nacht.

Verehrter Präsident
Das werde ich nicht machen
Das wäre ja zum Lachen
Ich hab kein Kriegstalent.

Sei´s Euch auch zum Verdruß
Ihr könnt mir´s nicht befehlen
Ich will´s Euch nicht verhehlen
Daß ich desertieren muß.

Seit ich auf Erden bin
Sah ich den Vater sterben
Sah meine Brüder sterben
Und weinen nur mein Kind.

Sah Mutters große Not
Nun liegt sie schon im Grabe
Verlacht den Bombenhagel
Und treibt mit Würmern Spott.

Als ich Gefangner war
Ging meine Frau verdienen
Ich sah nur noch Ruinen
Nichts blieb, was mir mal war.

Früh wenn die Hähne krähen
Dann schließ ich meine Türen
Und will die Toten spüren
Und auf die Straße gehen.

Ich nehm den Bettelstab
Auf meiner Tour de France
Durch Bretagne und Province
Und sag den Menschen dies:

Verweigert Krieg, Gewehr
Verweigert Waffentragen
Ihr müßt schon etwas wagen
Verweigert´s Militär.

Ihr predigt, Kompliment
Doch wollt Ihr Blut vergießen
Dann laßt das Eure fließen
Verehrter Präsident.

Sagt Eurer Polizei
Sie würde mich schon schaffen
Denn ich bin ohne Waffen
Zu schießen steht ihr frei.

(Variante zur Schlußstrophe, nur in Notfällen zu singen)

Sagt Eurer Polizei
Sie würde mich nicht schaffen
Denn ich besitze Waffen
Und schieße nicht vorbei.

(Aus Boris Vian, „Der Deserteur – Chansons, Satiren und Erzählungen“,
Wagenbach Verlag, 1992)
http://www.graswurzel.net/257/concert.shtml

  Der Deserteur – Ernst Schwarz, Liedermacher und Sänger
         

2. Weltkrieg – 2. Guerre mondiale

Deserteure unterm Hakenkreuz –
Leben mit der Fahnenflucht

      

Die NDR-Dokumentation von Hauke Wendler wurde zum Suttnerpreis 2008 eingereicht.
Ein kurzer Ausschnitt aus dem Film wird mit Zustimmung des Einreichers zugänglich gemacht.
Mehr Informationen: 
http://www.suttnerpreis.de

Irakkrieg – Guerre d’Irak


Camilo – Der lange Weg zum Ungehorsam / Peter Lilienthal

     

Der Dokumentarfilm von Peter Lilienthal handelt von dem Deserteur Camilo Mejia,
der sich nach einem zweiwöchigen Heimaturlaub  weigerte, zurück in den Irak zu gehen.
Nicht nur die Legitimät des Krieges wird hier in Frage gestellt,
sondern darüber hinaus sucht Lilienthal die Opfer auf beiden Seiten,
fragt nach den Bedingungen,
warum junge Menschen freiwillig in den Krieg ziehen
und fragt die Eltern, warum sie dies zuliessen.
Die Personen, die Lilienthal sich aussucht, wehren sich gegen das Unrecht,
das aus einem privaten Trauma entstand und werden damit zur Hoffnung für viele,
die auch für Gerechtigkeit kämpfen.

State Radio – Camilo Video

     

Music video for State Radio’s song „Camilo.“  

BORIS  VIAN  –  LE  DÉSERTEUR  (Original)
        

Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps

Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir

Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens

C’est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m’en vais déserter

Depuis que je suis né
J’ai vu mourir mon père
J’ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants

Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers

Quand j’étais prisonnier
On m’a volé ma femme
On m’a volé mon âme
Et tout mon cher passé

Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J’irai sur les chemins

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:

Refusez d’obéir
Refusez de la faire
N’allez pas à la guerre
Refusez de partir

S’il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président

Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n’aurai pas d’armes
Et qu’ils pourront tirer

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La Tibétaine d‘ Yves Duteil

 

Nous vivons sous le même soleil
Que des être en tous points pareils
Qui partagent leur existence
Entre l’espoir et la souffrance

La Tibétaine au coeur si pur
Qui chantait à l’ombre des murs
Attendra jusqu’à ses tente ans
Pour revoir le soleil levant

Les oubliés du Toit du Monde
Nous appellent à chaque seconde
Et leur chant se heurte en silence
Au vacarme de l’inconscience

C’est la voix d’un peuple brisé
De ces moines martyrisés
Qui nous offrent en un seul regard
Des milliers de vies de mémoire

C’était hier
C’était ailleurs
On disait « plus jamais l’horreur »
C’est là tout près
C’est maintenant
Et je pleure pour tous ces gens

Nous gardons la blessure au coeur
Du chagrin des peuples qui demeurent
Par la force ou par la violence
En perdant jusqu’à l’espérance

Cette lignée si elle s’éteint
Avec le dernier Tibétain
Laisserait pour l’éternité
Tant de portes à jamais fermées

Les oubliés de Toit du Monde
Nous appellent à chaque seconde
Mais leurs chants se perdent en silence
Au désert de l’indifférence

C’est la voix d’un peuple épuisé
De ces femmes paralysées
Qui revivent en un seul regard
Tout ce que leur coeur a pu voir

C’était hier
C’était ailleurs
On disait « c’était une erreur »
C’est là tout près
C’est maintenant
Et je rêve pour tous ces enfants

D’un pays libre sur la Terre
A des milliers d’années-lumière
De ces uniformes barbares
De la peur et du désespoir

Pour revivre sous le soleil
Une histoire en tous points pareille
Et pour pouvoir enfin raconter
Les chapitres inachevés

Il est dit que jamais la flamme
De la vérité dans nos âmes
Ne peut s’éteindre tout à fait
Et qu’elle nous éclaire en secret

Comme du miel sur les blessures
J’entends toujours la voix si pure
De la Tibétaine chanter
Avec ses soeurs emprisonnées

Quelque part au-delà des murs,
J’entends toujours la voix si pure
De la Tibétaine chanter
Leur espoir en la liberté.

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